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Journée d'introduction à la première session du Tribunal Russell sur la Palestine
Une initiative citoyenne pour remettre le droit au
centre de la question
israélo-palestinienne
Mercredi 16 décembre 2009
9h00 – 17h00
Bruxelles, les Halles
22a, rue Royale Ste Marie
1030 Schaerbeek
Pourquoi un tribunal d’opinion ?
Que dit le droit international ?
Quelles responsabilités de l’Europe ?
Comment s’organise la première session de Barcelone du Tribunal?
Face aux multiples violations du droit international dont est victime le
peuple palestinien depuis plus de 60 ans, un nouveau Tribunal Russell se met en place, dans la lignée de ce que Jean-Paul Sartre avait initié avec le Tribunal Russell sur le Vietnam. Fondé
sur l’avis de la Cour Internationale du 9 juillet 2004 et les résolutions pertinentes de l’Organisation des Nations Unies, ce Tribunal Russell sur la Palestine est une initiative citoyenne, qui
se propose de remettre le droit international au centre de la question israélo-palestinienne.
En mars 2010 Barcelone accueillera la première session internationale de ce nouveau tribunal citoyen. Ce 16 décembre, c’est à un séminaire préparatoire que vous êtes conviés. L’occasion d’écouter
de grands témoins, de débattre de la position de l’Union européenne dans la question israélo-palestinienne et de sensibiliser l’opinion publique belge quant aux objectifs poursuivis par le
Tribunal Russell sur la Palestine.
Déroulé de la journée
10h00 - 10h30 : Accueil par Leila Shahid (fr) et Pierre Galand (fr), et introduction par l’Ambassadeur Stéphane Hessel (fr)
10h30 - 11h00 : Quel impact peut avoir un tribunal des peuples sur l'opinion publique ? Intervention de Marcel Francis Khan (fr) sur le tribunal Russell sur les crimes de Guerre au Vietnam et de Gianni Tognoni (fr ou en) sur l'impact des tribunaux des peuples dans l'histoire.
11h00-11h15 : Intervention de François Dubuisson (fr) sur l’avis de la Cour Internationale de Justice sur l’édification du mur et sa mise en œuvre.
11h45-12h25 : Intervention de Desmond Travers (en), sur le Rapport « Goldstone » de la Mission d'établissement des faits des Nations Unies sur le conflit à Gaza du 15/09/09 et de Paul de Waart (nl), sur le rapport du comité indépendant d’établissement des faits sur Gaza, présenté à la Ligue des Etats Arabes du 30/04/09. Présentation des rapports et du suivi qui leur est donné.
12h25- 13h00 : Questions
13h00-14h00 : Déjeuner
14h00-14h20 : Le positionnement de la Belgique et de l'Union Européenne vis à vis de la question israélo-palestinienne. Principales évolutions et enjeux géo-stratégiques. Intervention de Jos Geysels (nl).
14h20-14h40 : La question israélo-palestinienne vue de l’intérieur des gouvernements nationaux et européens : intervention de l'ancien premier ministre néerlandais Dries Van Agt (nl).
14H40-15h00 : Questions
15h20-15h35 : Présentation par Pierre Galand (fr) du fonctionnement général du T.R.P., de l’organisation de la session de Barcelone, et de sessions qui suivront.
15h35-16h00 : Présentation du travail de différents Comités Nationaux d’Appui : Belge et Catalan pour la session de Barcelone. Présentation par paul Troop (en) pour le Comité Britannique sur une future session sur les complicités et omissions des corporations.
16h00 - 16h30 : Questions
16h30 – 17h00 : conclusions par l’Ambassadeur Stéphane Hessel (fr)
Présentation des orateurs :
Stéphane Hessel: Ambassadeur de France, co-rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948. Membre du Comité de Parrainage International du Tribunal Russell sur la Palestine.
Leila Shahid: Déléguée Générale de la Palestine auprès de l’Union Européenne, la Belgique et du Luxembourg
Pierre Galand: Ancien Sénateur Belge (2003-2007), Président du Comité Européen des Coordination des ONG sur la question de la Palestine (ECCP). Membre du Comité International d’Organisation du tribunal Russell sur la Palestine.
Gianni Tognoni: Médecin et membre de l'Institut Mario Negri de Milan, Italie. Secrétaire du Tribunal Permanent des Peuples depuis sa fondation
Marcel-Francis Kahn: Médecin, porte-parole du Collectif des citoyens français d’origine arabe et juive. A participé aux travaux du Tribunal Russell sur les crimes de guerre au Vietnam. Membre du Comité International d’Organisation du tribunal Russell sur la Palestine.
François Dubuisson: Professeur assistant à la Faculté de Droit de l'Université Libre de Bruxelles, chercheur au Centre de droit international et directeur du Centre de droit de l'information et de la communication de l'ULB.
Desmond Travers: Membre du conseil d’administration de l’Institute for International Criminal Investigations (IICI), membre de la Mission d'établissement des faits des Nations Unies sur le conflit à Gaza
Paul J.I.M. de Waart: Professor Emeritus of International Law, Vrije Universitijt Amsterdam. Membre du comité indépendant d’établissement des faits sur Gaza, présenté à la Ligue des Etats Arabes du 30/04/09
Jos Geysels: Ministre d’Etat, Président de 11.11.11., la Coalition du Mouvement Nord-Sud en Flandre.
Dries Van Agt: Ancien premier Ministre des Pays-Bas, Membre du Comité de parrainage international du Tribunal Russell sur la Palestine
Paul Troop: Avocat sur les questions touchant aux droits
de l'homme et aux libertés civiles, au niveau domestique et international. Travaille pour le cabinet Tooks et Chambers à Londres.
Possibilité d’interviewer les intervenants à l’avance par téléphone ou le jour-même sur place.
Contact : Virginie Vanhaeverbeke, trp_int@yahoo.com - www.russelltribunalonpalestine.com. Tel +32 (0)2 231 01 74, Mobile + 32 (0)479 12 95 32
Infos pratiques
Les Halles
Rue Royale sainte Marie 22A
1030 Bruxelles
Contact presse Virginie Vanhaeverbeke
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Tel +32 (0)2 231 01 74
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GAZA DEBOUT FACE A LA MER *
Nous avons pu, ma femme et moi, passer deux jours à Gaza (du 17 au 19 juin 2009), dans le cadre d'une mission de soutien aux enfants des camps de réfugiés, après les bombardements de décembre/janvier derniers. Nous étions accompagnés, au check point d'Erez, de la Directrice et de son adjoint, de "la Voix De l'Enfant" (association fédérative dont la Porte-Parole est Carole Bouquet), qui mènent des actions en Israël, Cisjordanie et Gaza. Bien que leur passage ait été sollicité par le Consulat Général de France à Jérusalem en raison de son caractère purement humanitaire et dépourvu de tous risques sur le plan sécuritaire pour Israël, nos deux compagnons se sont vu refuser leur entrée à Gaza, ce refus décapitant en grande partie notre mission.
En deux jours, nous avons rencontré beaucoup d'enfants, la plupart très marqués par ce qu'ils ont récemment vécu. Les plus atteints étant ceux de Raffah, qui montrent des signes de dénutrition déjà ancienne (certains d'entre eux atteignent la moitié de la taille normale de leur âge (par exemple, une petite fille de 11 ans en paraissant 6). Ces enfants vivent encore dans la peur et sont tétanisés au passage d'un drome ou d'un avion quelconque). Les merveilleuses éducatrices qui entourent ces enfants dans les Centres EJE (Les Enfants, le Jeu et l’Education) soutenues par la "Voix De l'Enfant" cherchent avant tout à leur apporter un peu de sérénité et se font aider par des psychologues récemment recrutées. Les enfants paraissent être la préoccupation majeure des habitants de Gaza.
Paradoxalement, nous revenons avec un sentiment que tout est encore possible, car le peuple de Gaza est DEBOUT.
Les nombreux interlocuteurs que nous avons rencontrés font des projets et s'activent pour leur survie. Les immenses plages qui bordent, sur 40 km, le territoire ( que nous avions connues désertes du temps de l'occupation et des colonies, leur accès étant interdit aux Palestiniens) débordent de familles joyeuses, qui campent sur la plage ou s'ébattent dans la mer, y compris les mères de famille qui se baignent tout habillées, mais avec un immense plaisir. Des enfants arrivent par groupes organisés et encadrés de moniteurs. Ceux qui relèvent du Hamas portent des petites casquettes vertes, les autres n'ont pas de signes distinctifs.
Les rues sont étonnement propres (des ONG organisent des équipes de nettoyage). Les gravas des maisons démolies ont pour la plupart été déblayés, laissant place à des espaces lunaires (parfois des quartiers entiers). Seules les carcasses des grands immeubles dressent leurs silhouettes fantomatiques, la taille des blocs de béton ne permettant pas leur évacuation. Pas ou peu de reconstructions, faute de ciment et matériaux. Nous avons rencontré un architecte qui, avec quelques ouvriers, tente de revenir à des matériaux et méthodes traditionnels (sable et terre) pour fabriquer des briques au moyen de machines de moulage et compressage construites de leurs mains avec du métal de récupération. Mais ils en sont au stade expérimental et leur travail est souvent interrompu par des pannes d'électricité.
Nous avons vu beaucoup d'habitants vivre sous des tentes, dans le dénuement le plus total. Les voitures circulent en moins grand nombre, mais il semble que l'on trouve de l'essence... Nous n'avons constaté aucune présence de milices ou de police.
Sur le plan culturel, le Directeur du Centre Culturel Français, Gaëtan Pellan, fait un immense effort d'animation (expositions, séances cinématographies, notamment pour les enfants, spectacles, etc…) en dépit d'énormes difficultés (artistes refoulés en dernière minute, matériel bloqué, etc…). Il existe un magnifique et très moderne centre culturel avec bibliothèque, construit avec des fonds privés de palestiniens de l'étranger, la Fondation QATTAN. Ce centre, dirigé par une jeune femme remarquable, accueille des milliers d'enfants et leurs familles, dans des locaux bien équipés et attrayants. Ayant été épargné par les bombardements, il n'a cessé de fonctionner.
Nous avons également visité le nouveau (août 2008) Musée Archéologique de Gaza qui abrite une intéressante collection remontant à l'âge de bronze (le sol et le littoral de Gaza regorgeraient de vestiges). Son fondateur Mr Khoudary y consacre tout son temps et sa fortune personnelle. Il accueille gratuitement des centaines d'enfants, qu'il initie à leur histoire et leur passé. L'Ecole Biblique de Jérusalem lui apporte ses conseils et son savoir archéologique. Le Musée, face à la mer, dispose d'un restaurant de qualité, dans un beau jardin où le Président Carter, lors de sa récente visite, a planté un arbre.
En bordure de mer, les grands hôtels sont intacts, mais certains d'entre eux se dégradent faute de clientèle et de moyens. La terrasse du célèbre restaurant DAIRI déborde d'une clientèle composée d'internationaux en poste à Gaza et d'une bourgeoisie aisée et élégante qui s'enivre de narghileh, surtout les femmes.
Elle se sent prisonnière, comme les autres classes de la société… et rêve de contacts avec l'extérieur.
Il y a bien sûr, l'envers du décor : les ruelles étroites et sordides des camps de réfugiés, les intérieurs misérables et exigus où s'entassent des familles plus nombreuses en raison des démolitions, absence d'électricité et d'eau potable (un problème majeur). Nous avons pu, avec le concours de la Voix De l'Enfant et d'EJE, son correspondant palestinien, équiper quelques familles choisies en raison de leur pauvreté ou de problèmes médicaux (enfants dialysés, etc…), de filtres à eau qui sont accueillis comme la manne.
Nous avons aussi visité l'hôpital Al Quds (Croissant-Rouge) entièrement démoli par les bombes incendiaires et dans les ruines duquel se reconstitue un semblant de vie.
Le responsable des Droits de l'Homme à Gaza, Radji Surani, nous a parlé de l'impact considérable de la visite du Président Carter et de son discours sur la population de Gaza.
La vie continue donc à Gaza, grâce à l'incroyable courage de sa population, bien que nul ne se sente à l'abri d'atteintes aériennes, terrestres ou maritimes. Aucun projet de développement n'est sérieusement envisageable, tant que la libre circulation ne sera pas rétablie. C'est la première et la plus urgente des exigences que les démocraties doivent imposer. La survie d'u million et demi d'être humains en dépend. Si l'on veut sérieusement faire un pas vers l'Union pour la Méditerranée (UPM), il ne peut être fait d'impasse sur ce problème et l'exemple doit venir de l'aide décisive à apporter à ce traditionnel point de passage à l'extrême sud-est de cette mer.
Paris, le 29 juin 2009
Stéphane Hessel
Ambassadeur de France
* Titre du livre de Béatrice Guelpa sur le Fondateur
du Musée Archéologique de Gaza (éditions ZOE, Genève)
Raymond Deane
Prime Minister Netanyahu's speech was quite clearly designed to be rejected by all who care about Palestinian rights, and accepted by all who seek an excuse to pretend that Israel is serious
about peace. The latter clearly include mainstream media outlets such as the Irish Times, which headlined "Policy shift as Netanyahu backs two-state solution", and will in all probability also
include mainstream US and EU politicians, always eager to embrace the Zionist state. It's quite clear that there is no policy shift involved, and that Netanyahu doesn't back a two-state solution.
What he backs, as always, is the perpetual subjugation of Palestinians in the West Bank and Gaza, and the demotion of Israeli Palestinians to the status of second-class citizens of an Apartheid
state.
Norman Finkelstein
The final status issues consist of borders, East Jerusalem,
settlements and refugees. Here's what international law and international public opinion have to say and here's what Netanyahu has to say:
Borders.The International Court of Justice ruled that the whole of the West Bank and Gaza are Occupied
Palestinian Territory. Netanyahu declared that Israel needed "defensible" borders which means that Israel will not return to the June 1967 borders.
East Jerusalem. The International Court of Justice ruled that East Jerusalem is Occupied Palestinian
Territory. Netanyahu declared that the whole of East Jerusalem belongs to Israel.
Settlements. The International Court of Justice ruled that the settlements are illegal under international law. Netanyahu declared that the
settlers needed to live normal lives which means not only that the settlements in situ won't be dismantled but that there will be settlement expansion.
Refugees. The main human rights organizations, Amnesty International and Human Rights Watch, have
stated that the Palestinian refugees have a right of return. Netanyahu declared that Palestinians must relinquish their right of return.
On all the final status questions Netanyahu's speech repudiated international law. Nonetheless Obama praised it as an important
step.
God helps those who help themselves. We should stop looking to saviours and messiahs from on high and get on with the work of
organizing public opinion which is amenable to a reasonable settlement.
Nur Masalha
Netanyahu’s Apartheid Speech
Describing the indigenous inhabitants of the land as a demographic problem would be considered racism in any normal democratic country. Clearly Benjamin Netanyahu thinks that the Palestinian citizens of Israel (not the Palestinian inhabitants of the West Bank and Gaza) are the real demographic threat to the Zionist state. Speaking at the Hertzliya conference in December 2003, Netanyahu declared Israel had already ‘freed itself from control of almost all Palestinian Arabs’ in the West Bank and Gaza. The Palestinians in the West Bank and Gaza would rule themselves and administer their own affairs, he said. ‘If there is a demographic problem, and there is, it is with the Israeli Arabs who will remain Israeli citizens’, he added. ‘If Israel's Arabs become well integrated and reach 35-40 percent of the population, there will no longer be a Jewish state but a bi-national one’, he went on. If Israeli-Palestinians remain at 20 percent but relations are tense and violent, this will also harm the Israeli state. Therefore a policy is needed to confront this ‘demographic threat’ inside Israel.
Netanyahu’s recent speech is fairly consistent with his racist speech of 2003. After more than 100 years of Zionist settler colonialism in Palestine he and other leaders of the Israeli state are offering the Palestinians more of the same. There is also nothing new in Netanyahu’s demand that the Palestinians first recognise Israel’s right to be a racist state. Netanyahu insists that 90 percent of historic Palestine be reserved exclusively for Jewish colonies at the expense of the indigenous inhabitants of Palestine, while two-thirds of the 10 million Palestinians remain refugees or internally displaced persons. He wants the remnants of the Palestinian people to be confined to ghettos and concentration camps in Gaza, Bethlehem, Ramallah, Nablus, al-Khalil (Hebron) and Jenin. Of course he (like Ehud Olmert, Ariel Sharon, Ehud Barak and Shimon Peres before him) does not want to rule over the Palestinians; he wants the land without the people; and he wants to keep Palestinian lands and water, control Palestinian airspace and environment, and continue the ethnic cleansing of Palestinians from occupied Jerusalem.
Having ‘freed himself from control of almost all Palestinian Arabs,’ Netanyahu seeks to consolidate further Israeli apartheid, while his Foreign Minister (Avigdor Lieberman) continues to reside in an illegal colony in the West Bank and his cabinet toying with the idea of banning commemoration of the Palestinian Nakba. But in the words of former prime minister Ehud Olmert, Israel cannot survive long as an ‘apartheid state’. Israeli occupation-cum-apartheid is illegal, immoral and unsustainable. It is time therefore to galvanise international public opinion on the basis of the ending of Israeli military rule, the removal of Jewish-only racist settlements and fundamental demands for equality for all in Palestine-Israel.